L’OMT et le système des Nations Unies

Depuis 2003, l’Organisation mondiale du tourisme est une institution spécialisée des Nations Unies. Elle joue aujourd’hui un rôle important au sein du système des Nations Unies et de la communauté internationale pour ce qui a trait à la contribution du tourisme aux priorités relatives au développement, au commerce et à la paix. En consolidant son engagement à l’intérieur du système des Nations Unies, l’Organisation cherche à renforcer ses efforts de coordination avec les autres organismes tout en contribuant à l’« Unité d’action des Nations Unies » à tous les niveaux.

L’OMT est attachée à faire avancer les priorités de développement pour l’après-2015 en faveur du développement durable. Elle défend la cause du tourisme entendu comme secteur contribuant, directement et indirectement, à chacun des 17 objectifs de développement durable. 

L’OMT, de par sa composition qui rassemble des membres issus du secteur public et du secteur privé, se trouve dans une position favorable pour servir de chef de file et pour aider ses membres à favoriser le développement du tourisme en fonction de leurs besoins respectifs.

Positionner le tourisme dans les priorités mondiales de développement

Ces dernières décennies, le tourisme s’est progressivement imposé comme étant un instrument efficace pour faire face aux défis mondiaux de l’élimination de la pauvreté, l’emploi, les changements climatiques et le développement durable. Cette reconnaissance est attestée par toute une gamme de résolutions, rapports et programmes d’action, les principaux jalons ayant été :

  • La soixante-cinquième session de l’Assemblée générale des Nations Unies (2010), où le tourisme apparaît dans trois résolutions : Code mondial d’éthique, promotion de l’écotourisme et importance du tourisme durable pour les petits États insulaires en développement (PEID).
  • La Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20 (2012), le tourisme pouvant apporter une contribution non négligeable aux trois piliers du développement durable.
  • Le Programme d’action d’Istanbul de 2011 où il est question du tourisme dans le contexte de l’importance des ressources marines et côtières et de l’accès à la mer pour la croissance économique des pays les moins avancés (PMA).
  • Le Programme d’action de Vienne de 2014  pour les pays en développement sans littoral établissant le lien entre les océans et les mers et le développement durable des PEID.
  • Les Orientations de Samoa (2014), lesquelles mentionnent le caractère durable du tourisme dans les PEID, particulièrement les pêches et l’aquaculture durables, le tourisme côtier et le potentiel des énergies renouvelables.
  • La conférence des Nations Unies Habitat III associant urbanisation durable et tourisme.